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Valeur vénale immobilière et abattement pour faits criminels « horribles »

« Le chalet de l’horreur trouve preneur », « le chalet de l’horreur soldé à moitié prix » : des titres concernant la vente du chalet de l’affaire « FLACTIF » qui ont fait l’actualité de ces dernières semaines et qui, sous un aspect de prime abord pénal, dissimulent une interrogation micro-professionnelle sur la question de la valeur vénale de tels biens immobiliers.

Chaque immeuble a connu une histoire plus ou moins heureuse ou dramatique en fonction des personnes qui y ont séjourné ou des faits qui s’y sont produits, d’autant plus que la construction est ancienne et que l’histoire de la maison est connue. Cette histoire a-t-elle un impact sur la valeur vénale de l’immeuble lors des transactions dont il fait l’objet ?

Quel professionnel averti n’a pas connu une transaction avortée lorsque les visiteurs ou signataires d’une promesse de vente venaient à apprendre l’existence d’une tragédie récente dans la maison convoitée… Comment ne pas considérer que le « nid douillet » où vous vous apprêtez à abriter votre famille soit difficilement compatible avec la connaissance des événements familiaux tragiques ou des événements criminels qui s’y sont déroulés ?

Jadis, tout village avait sa maison « hantée », « ensorcelée » ou qui « portait malheur » de mémoire d’homme, mais à l’heure de l’ultra médiatique et d’internet on ne pourra plus ignorer le passé!

L’événement dramatique ou criminel survenu dans un immeuble lui fait-il perdre une partie de sa valeur vénale ? Intuitivement et instinctivement, on serait tenté de répondre « oui » sans nuance. Mais alors quels sont les facteurs susceptibles d’engendrer cette baisse de valeur ? Est-elle proportionnelle à la violence du drame ? A la médiatisation ? Finalement, un « abattement pour l’horreur » peut-il exister ? Peut-on graduer l’horreur ? Et pendant combien de temps ? A contrario y a- t-il des facteurs limitatifs ? Enfin ces faits constituent ils un préjudice financier ultérieur?

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